Le Projet ACTIONS TOWARDS REDUCING AQUATIC SNAIL-BORNE PARASITIC DISEASES (ATRAP) est un projet de recherche financé par le Musée Royal d’Afrique Centrale (Belgique) et mis en œuvre en RDC par le département de Médecine Tropicale, Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), en collaboration avec l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), la KU Leuven et l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers. Il est mené dans la zone de santé rurale de KIMPESE, Province du Kongo Central.
Le but du projet ATRP est de développer une nouvelle approche d’enquête malacologique et d’éducation à la santé, susceptible d’être menée par des non spécialistes, afin de réduire la transmission de la schistosomiase.

Motivation

Au cours des dernières décennies, le contrôle de la schistosomiase a été essentiellement axé sur la chimiothérapie préventive ciblant notamment les enfants d’âge scolaire. Ce traitement de masse, efficace pour la réduction de la morbidité due à la schistosomiase, n’arrête cependant pas sa transmission. En effet, les cas de réinfection après le traitement sont très fréquents. Ceci est dû à la persistance des habitudes et pratiques à risque, notamment le péril fécal et le contact avec des points d’eau infestés par les cercaires, petites larves libérées par les mollusques hôtes intermédiaires des schistosomes. Pour réduire la transmission de la schistosomiase, il est nécessaire de lutter contre ces mollusques d’eau douce et d’induire un changement de comportement des populations à risque. Tout ceci nécessite une meilleure connaissance des paysages à risque de la schistosomiase, une éducation à la santé adaptée et une inclusion plus active des communautés locales aux activités de lutte.